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Retour sur nos Journées


28 MAI 2016

Les 26 et 27 mai 2016 se sont tenues à Lille nos Journées "Dynamique et interactions des réseaux d'acteur de la prévention". Vous en trouverez ci-dessous une synthèse :

Deux associations de prévention, le GP’Sup et l'ADHYS, mutualisent leurs savoirs et savoir-faire dans ces journées. L’idée est bien de conduire une réflexion sur les pistes d’évolution de la prévention dans une dynamique d’actions et d’acteurs.

Des verbes d’actions ont caractérisé cette journée de retours d’expérience sur Lille et sa région :

Mutualiser – Structurer- Outiller

Des acteurs sont revenus dans les propos :

Conseiller de prévention (CP) – Assistant de prévention (AP) - Chef d’Etablissement / Directeur–CHSCT 

Lors de l’ouverture E. Duflos Directeur de centrale Lille et X. Vandendriesche Chef d’établissement de la Faculté de médecine ont soulignés combien leur collaboration avec les CP leur a permis de passer de l’obligation légale de prévention, à une obligation morale voire une responsabilité sociale.

Éviter l’altération de la santé du fait du travail nous a rappelé le Pr Frimat. Mais comme nous sommes dans un régime basé sur la réparation, de fait, l’approche santé au travail a privilégié la prévention tertiaire (la réparation auprès de l’individu) au détriment de la prévention secondaire (collectif) et primaire (anticiper et agir en amont sur les processus délétères).

En 2011, une évolution significative des missions de la médecine du travail :

- La pluridisciplinarité entre en jeu. Elle palie en cela une baisse démographique des médecins du travail ou de prévention, mais avant tout elle structure, organise et élargit l’approche santé à celui du champ de la santé au travail.

Il s’agit de faire évoluer les dispositifs, les médecins des différentes tutelles se regroupent en réseau régional des médecins de prévention sur la base d’un constat : mêmes missions ; mêmes problèmes ; mêmes questions à résoudre.

Ils harmonisent leurs pratiques, mutualisent leurs moyens. Telle l’élaboration d’une fiche commune qu’est la fiche individuelle des risques et des conditions de travail (FIRCT)… « un peu l’équivalent du document unique pour les médecins de prévention » selon le Dr C.Lehoucq.

- Et pour poursuivre aujourd’hui, un projet de création d’un espace de référence, de repère et de moyen par la mise en place d’un service commun de médecine.

Penser santé au travail n’est-ce pas aujourd’hui passer par la question « quels sont les besoins de santé dans un organisme, une entreprise »?  Voir la santé au travail comme un investissement.

De nouvelles problématiques se pointent de façon prégnantes : le maintien à l’emploi, pas seulement par le prisme du Handicap qui est important, mais aussi par celui de l’allongement de la vie au travail… avoir encore la capacité à travailler. C’est à dire la prise en compte de l’usure physique mais aussi psychique et cognitive. Garder l’aptitude au travail… comment la faire évoluer sans la détourner vers un certificat d’aptitude sécuritaire pour un employeur ou de résolution d’un problème si l’aptitude n’est pas prononcée ?

-  Pour les Conseillers de Prévention il s’agissait de se structurer comme une « équipe de CP » qui réunit les sites de Lille 1, Lille 2, Inserm et du CNRS,…

-  Donner des repères et définir des priorités d’actions aux assistants de prévention pour qu’ils puissent être pleinement acteurs relais de prévention : 10 priorités ont été ainsi écrites et communiquées.

-  Outiller ces priorités par une formation commune dynamique (travaux inter session) à l’ensemble des AP et qui puisse évoluer selon les besoins.

-  Établir un partenariat « conseillers de prévention/responsables de formations » des sites (mise en place d’un accord cadre pour mutualiser, renforcer et faciliter la mise en œuvre des formations spécifiques auprès des prestataires).

-  Suivre et évaluer les formations et garantir la qualité des prestataires.

Tous ces éléments forment un socle solide. Il est garant de cohérence, d’une gestion plus adaptée aux contraintes économiques et structurelles tout en garantissant un respect des spécificités locales.

Pourtant des points de vigilances à souligner :

-  La prévention des CMR par exemple, en tant que CP vous avez réussi à faire une lettre d’engagement signée par l’ensemble des directions pour les produits CMR, pourquoi ne l’avoir pas fait pour l’ensemble des risques professionnels et définir des étapes de progrès dont la première aurait été la prévention des CMR ?

-  L’ouvrage de référence sur les CMR s’est retrouvé édité en double, une édition avec l’ensemble des contributeurs en couverture et une autre portant le logo d’un seul organisme sur sa couverture, les autres logos des contributeurs à son verso…

-  Le chemin semble encore long pour une prévention commune, avoir un cadre de document unique partagé pour l’ensemble des établissements… pourtant son existence démontrerait une réelle cohérence de politique de prévention, d’engagement des chefs de services et des directeurs d’établissement et leur soutient auprès leurs CP.

Avec beaucoup d’intelligence des processus ont été mis en place pour structurer mutualiser et outiller les acteurs de prévention et les acteurs relais que sont les AP. Et pourtant il manque le mot  travail. L’approche par les situations réelles de travail est la garantie de prendre en compte ce qui se fait sur le terrain. L’approche ingénieure n’est pas forcement celle de l’utilisateur.

Les procédures mises en place sont  à la fois chronophages, risquent de vous épuiser, de ne plus vous permettre de prendre réellement en compte ce que vous savez, ce qui fait la spécificité  de vos organismes, de la fonction publique ?

Pourquoi ne pas déléguer ce qui relève du normatif à un  tiers et vous concentrer sur ce qui relève de votre savoir faire ?

Il y a un enjeu pour vous de prendre en compte à la fois le travail réel et vos acteurs relais :

-  Les AP, leur donner des marges de manœuvre pour agir en œuvrant auprès de leur encadrement. 

-  L’instance CHSCT, depuis l’Accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, l’Accord cadre du 22 octobre 2013 sur la prévention des RPS, son rôle et sa mission évolue, elle devient instance de dialogue, force de proposition sur la prévention des RPS et d’amélioration des conditions de travail. Elle a besoin aussi de monter en compétence pour que sa connaissance sur le travail puisse s’exprimer. Le CHSCT devient un partenaire légitime de la prévention et pour l’amélioration des conditions de travail.





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