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2003
L'évaluation des risques dans les laboratoires de
recherche
CPE LYON
Pour la première
fois, c’est conjointement que L’ADHYS et le GP’Sup ont
organisé leurs journées annuelles sur un thème d’actualité :
« l’évaluation des risques professionnels dans les
laboratoires de recherche. L’objectif était d’apporter à
leurs adhérents l’information nécessaire à la mise en œuvre
de la loi du 5 novembre 2001 et de sa circulaire
d’application du 18 avril 2002.
Ces journées ont
réuni, dans le cadre de l’école de Chimie Physique
Electronique CPE Lyon, 279 personnes (194 ADHYS et 85 GP’Sup)
et 26 intervenants .
La démarche
d’évaluation des risques est inscrite dans le Code du
Travail depuis la transposition le 31 décembre 1991 de la
Directive européenne **REF** du 12 juin 1989. La loi du 5
novembre 2001 est l’aboutissement de la législation dans ce
domaine. L’employeur qui doit inventorier et analyser les
risques dans son établissement est dorénavant tenu à une
obligation de résultats dans le domaine de la santé-sécurité
de ses salariés. La rédaction d’un « Document Unique » a un
double but :
· Etablir un état des lieux en matière de dangers et de
risques
· Proposer un plan d’action pour les éliminer ou les
réduire.
Cette démarche doit être entreprise bien sûr sous la
responsabilité et avec l’engagement de la hiérarchie, mais
l’esprit et le texte de loi imposent clairement la forte
participation de tout le personnel et des préventeurs.
L’obligation faite de mise à jour annuelle du Document
Unique et de le tenir à disposition des instances de
sécurité (médecins du travail ou de prévention, inspecteurs
et Ingénieurs de sécurité, membre de CHS), en fait un outil
fondamental pour une gestion programmée et raisonnée des
risques professionnels. La démarche doit être, également, à
l’origine d’une réduction des coûts (moins d’accidents,
moins de maladies), ainsi que d’une action positive sur
l’environnement.
Au cours de ces deux jours, nous avons pu prendre conscience
aussi, que l’acceptation du risque peut être diversement
perçue selon le contexte socio-économique, selon le pays et
selon la culture des personnes impliquées.
La réglementation clairement posée, des expériences en cours
ou abouties sont venues illustrer la « souplesse directive »
de la loi : l’objectif est bien défini et imposé, mais pour
l’atteindre, chacun peut adapter sa démarche en fonction de
ses spécificités.
Quelques entreprises dont la mise en œuvre de l’évaluation
des risques a déjà commencé, ont présenté leur démarche
(CEA, Institut Pasteur, Aventis, INPLorraine). D’autres
institutions (Education Nationale, CNRS, INSERM) ont
présenté un guide d’évaluation à l’usage des responsables
hiérarchiques, ou des documents d’aide à l’évaluation dans
des domaines plus spécifiques à nos laboratoires (risques
biologiques par exemple). Des expériences réalisées en
dehors de l’hexagone nous ont également été exposées (Grande
Bretagne et Suisse).
Le programme des journées (pdf) |