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LE RISQUE BIOLOGIQUE |
L'ACMO vous expliquera notamment les règles de fonctionnement des locaux confinés et des PSM, ainsi que l'organisation du tri et de l'élimination des "déchets biologiques". Il peut aussi vous communiquer la classe de risque d'un agent pathogène et vous aider dans l'évaluation du risque.
Le responsable du local confiné est également une personne ressource.
Le risque biologique est généré par la présence :
Les microorganismes pathogènes sont regroupés en 4 classes de risque (1 = non pathogène ; 2, 3 et 4 = de plus en plus pathogène pour l'individu et la population).
Une classe de risque est également attribuée à chaque OGM par la Commission de Génie Génétique dans la notification de l'agrément obligatoire pour l'utilisation d'OGM.
Le risque peut être localisé dans un animal (surtout un animal sauvage ou évidemment un animal volontairement infecté), une culture/concentration/purification d'un microorganisme pathogène, une culture cellulaire, un prélèvement biologique ou un OGM.
Le risque est généralement une infection, une intoxination (action d'une toxine) ou une allergie.
Certaines lignées cellulaires peuvent également exposer à un risque d'implantation d'une tumeur en cas d'accident avec effraction de la peau.
Les étapes de travail exposant à un risque biologique doivent se dérouler dans un local confiné à accès réservé : ainsi la manipulation d'un agent de classe 2 se fera dans un confinement 2 ; un agent de classe 3 dans un confinement 3.
Ces locaux confinés empêchent la dissémination des agents pathogènes hors du local, mais ne protègent pas les manipulateurs.
Ceux-ci assurent leur sécurité :
L'entrée, la sortie, le travail… dans des locaux confinés ne se font pas n'importe comment : des procédures et des consignes doivent être respectées ; elles vous seront indiquées par l'ACMO ou par le responsable du local.
Le PSM est utilisé dès qu'il y a risque d'aérosols. Pour conserver toutes les fonctions de sécurité du PSM, il ne faut stocker sur son plan de travail que le matériel nécessaire à la manipulation en cours et n'y employer aucun bec Bunsen.
Il est important de ne pas manger, ni boire, ni entreposer d'alimentation ou boisson dans un local confiné ; encore plus qu'ailleurs il ne faut pas y pipeter à la bouche.
Le port de la blouse est obligatoire ; cette blouse ne doit pas sortir du local confiné sauf emballée pour aller à l'autoclavage.
Des gants en latex ou certains modèles en nitrile doivent être utilisés ; ils sont changés régulièrement (toutes les 30 minutes environ).
Les déchets issus d'un local confiné sont destinés à être incinérés (filière des DASRI) et doivent être conditionnés dans des emballages spéciaux ; s'ils sont issus d'un confinement 3, ils doivent être autoclavés avant leur collecte.
Le choix des emballages et le tri se font selon leur nature (piquants-coupants-tranchants / solides / cadavres / effluents…).
Les règles précises adoptées par votre laboratoire sont à demander à l'ACMO.
Selon l'identité des agents pathogènes susceptibles d'être rencontrés, le médecin vous indiquera les modalités du suivi médical, et les examens complémentaires et/ou vaccinations éventuels.
En cas de grossesse ou d'état immunodéprimé, certains travaux peuvent être déconseillés ; contactez rapidement le médecin de prévention.