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LES RISQUES LIÉS À L'EXPÉRIMENTATION ANIMALE |
Personnes ressources
Dans ce type d'expérimentation il y a des gestes à connaître et des procédures à respecter.
L'ACMO, le responsable de la manipulation et le responsable de l'animalerie sont les trois personnes ressources.
La réglementation
Un corps réglementaire important encadre le travail en animalerie, notamment pour des raisons éthiques : l'animal n'est pas un réactif de laboratoire, mais un être vivant pourvu d'une sensibilité propre.
Ainsi pour obtenir l'agrément préfectoral, une animalerie doit respecter des obligations concernant les locaux, leur équipement, l'organisation du travail, les méthodes de travail.
Quel que soit leur travail (entretien des animaux, prélèvement, expérimentation, chirurgie), les manipulateurs doivent avoir suivi une formation agréée. Pour les manipulateurs non permanents d'un laboratoire (DEA, thésard, stagiaire), il est admis qu'ils travaillent sous l'encadrement d'une personne titulaire de l'autorisation d'expérimenter sur animaux vivants.
Certes ce sont des contraintes, mais elles permettent également une meilleure professionnalisation de l'activité, une meilleure santé des animaux, une meilleure sécurité du manipulateur, une meilleure fiabilité des résultats.
Les risques
Les risques liés à l'animal sont :
- le risque traumatique (griffures, morsures) particulièrement lors de la contention ou de la préhension des animaux
- le risque biologique (zoonoses, allergie) : des agents pathogènes pour l'homme peuvent être transmis à l'expérimentateur même par des animaux apparemment sains ; ce risque de zoonose dépend des espèces animales manipulées. Les poils, la salive ou l'urine de certaines espèces peuvent engendrer des allergies.
Les risques liés à l'expérimentation sont :
- le risque traumatique (port de charges, coupures, piqûres)
- le risque chimique (produits anesthésiques et euthanasiques)
- éventuellement, selon l'expérience, les risques chimique, radioactif et biologique
Les précautions générales
Une animalerie est considérée comme un lieu à risques et ne peuvent y entrer que les personnes qui ont à y travailler ; ce n'est pas un zoo que l'on visite.
Les précautions à mettre en œuvre dépendent de l'analyse du risque de l'expérimentation réalisée.
Mais les principales recommandations sont :
- le respect de l'organisation du travail quel que soit le type d'animalerie, conventionnelle, protégée (= on protège les animaux contre une contamination importée) ou confinée (= on empêche une contamination exportée)
- l'apprentissage des modes de préhension et de contention adaptés aux espèces manipulées
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Préhension et contention
de la souris |
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Préhension et contention du rat |
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(Photos Armelle VAN ES)
- le respect des consignes et procédures, particulièrement pour le change des cages, l'anesthésie, l'euthanasie, la gestion des déchets, la décontamination des plans de travail
- le port de la blouse ; celle-ci est spécifique à l'animalerie et ne sert pas en dehors
- le port éventuel, selon le cas, d'autres équipements de protection individuelle (vêtement dédié, gants, lunettes, masque respiratoire)
- l'interdiction de boire, manger, fumer ou entreposer de l'alimentation dans l'animalerie
- une hygiène rigoureuse à l’entrée et à la sortie (lavage des mains avant de sortir de l'animalerie)
- la désinfection immédiate de toute blessure (s'enquérir auprès de l'ACMO de la procédure de désinfection et du lieu où sont stockés les désinfectants)
- le médecin de prévention doit être consulté lorsqu'on commence à manipuler des animaux : contrôle de la validité de la protection antitétanique et éventuelle recommandation d'une vaccination spécifique (selon l'espèce animale). Il faudra également le consulter dès l'annonce d'une grossesse ou en cas de rhinite, éternuement, démangeaison, irritation, difficultés respiratoires... (allergie).